Rapport final du 9ème Séminaire du Réseau

Moyen-Orient - A la une, extérieur

Sous le Haut Patronage de la Première Dame du Liban
9ème séminaire francophone international en promotion de la sécurité et en prévention des traumatismes
« Jeunes et passion du risque : A quel prix ? »

au campus des Sciences Médicales-USJ-Beyrouth le 05, 06 et 07 mai 2011

Le 9ème séminaire francophone international « Jeunes et passion du risque : A quel prix ? » organisé par le Centre universitaire de santé familiale et communautaire-USJ en collaboration avec le Réseau Francophone International pour la Promotion de la Santé a clôturé ses travaux samedi 07 mai 2011.

Durant les trois journées de travail, plus de (70) chercheurs libanais et francophones dont (20) venant de pays francophones[1] ont débattu des stratégies scientifiques les plus à même de protéger les jeunes contre les accidents de la route et au niveau de certaines activités sportives et ludiques, ainsi qu’au niveau des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les participants ont également abordé les problèmes de la violence et du suicide qui menacent les adolescents et les jeunes, surtout dans une société qui n’est pas à l’écoute de leurs difficultés et ignore les messages implicites qu’ils envoient à travers les actes violents, la haine de soi et les tentatives de suicide.

Un des moments forts du séminaire était le témoignage personnel de jeunes pratiquant des sports à risque et l’annonce de la « décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 » par des représentants de l’Organisation Mondiale de la Santé locale et internationale. 

Durant la séance de clôture, le directeur général du ministère de l’Education, les représentants des ministères de l’Intérieur, des Travaux Publics et de la Jeunesse et des Sports se sont engagés à développer les moyens de protection des jeunes contre les risques accidentels intentionnels et non intentionnels par :

le lancement de programmes de prévention dans les écoles et les universités ; la mise au point d’un système de contrôle des accidents dans les écoles ; l’amendement de la loi sur la conduite routière ; la sensibilisation du public au respect des lois de la sécurité routière ; l’amélioration de l’état des infrastructures routières et l’élaboration d’une médecine sportive.

Par ailleurs, la directrice du Centre de santé au nom du comité organisateur, s’est engagée à poursuivre les démarches nécessaires pour mettre en application les recommandations qui se sont dégagées du séminaire. En effet, les jeunes d’aujourd’hui ont besoin d’un soutien plus grand et d’une écoute plus attentive de la part de la société.

[1] Parmi les conférenciers (10) ont une formation en médecine

Le nombre de participants au séminaire a dépassé les 400 personnes, provenant de différents secteurs : (52) écoles, (25) ONG, (7) hôpitaux, (10) municipalités et instances étatiques, (3) universités francophones locales  et un nombre important de jeunes, de parents et d’officiels.  

Ci-joint un résumé des différentes séquences du séminaire.

 I.   Séance d’ouverture

 - Mot de Mme Hyam KAHI, directrice du Centre Universitaire de Santé Familiale et Communautaire, qui après avoir accueilli les personnes présentes et remercié toute personne ayant contribué à la réalisation de cet évènement, a décrit brièvement les multiples étapes qui ont précédé le séminaire et le pourquoi du choix  du thème « Jeunes et Passion du risque : A quel prix ? » ; elle a par la suite présenté les objectifs et le déroulement des trois journées qui vont suivre, en mettant l’accent sur l’importance d’écouter ce que disent les jeunes, d’ajuster les discours et les pratiques et de veiller à concrétiser les engagements pris à la fin du séminaire.

  -   Mot de Mme Danielle SAINT LAURENT, représentante du Réseau francophone  international en promotion de la sécurité et en prévention des traumatismes qui a présenté le REFIPS et le réseau.

 -   Mot de Monsieur Sameen SIDDIQI représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé au Liban qui a rappelé que le Ministère de la Santé et celui de l’Intérieur ont fait de la sécurité routière une de leurs priorités et que l’OMS offre tout son soutien au développement d’un programme global de prévention des accidents de la circulation. 

 -  Mot du Recteur de l’Université Saint Joseph le Révérend Père René CHAMUSSY qui avait proposé que le monde universitaire et les responsables de la société réfléchissent davantage « au contexte dans lequel vivent les jeunes aujourd’hui et aux opportunités nouvelles qui leur sont proposées ».

 -  Mot de la Première Dame du Liban Mme Wafa Michel SLEIMAN prononcé par S.E Madame le ministre Mona OFAICHE, qui a loué la démarche de l’ONU celle de proclamer la décennie d’action pour la sécurité routière en ajoutant que « cette démarche nous invite à mener des actions favorisant la sécurité sur les routes »,  en ajoutant que notre devoir de passer à une culture de prévention qui devrait être intégrée dans un grand nombre d'activités. S.E a parlé de la responsabilité de l’Etat d’assurer la sécurité routière à travers la promulgation de lois et leur application.  

 II. Déclaration de la Décennie d’Action pour la Sécurité Routière 2011-2020 

 Durant le neuvième séminaire «  jeunes et passion du risque : A quel prix ? », l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé la « Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020»  en vue de stabiliser puis de réduire le nombre prévu de décès imputables aux accidents de la route à travers le monde.                                             

Ainsi, les états membres sont invités à mener des actions favorisant la sécurité sur les routes, notamment dans les domaines de la gestion de la sécurité routière, de l’infrastructure routière, de la sécurité des véhicules, du comportement des usagers de la route, de la formation à la sécurité routière et des soins dispensés aux victimes d’accidents de la route, y compris la réadaptation des personnes  handicapées. 

Le directeur général du Ministère de la Santé Docteur Walid Ammar a présidé cette séance. Le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève Docteur David MEDDINGS a présenté le rapport mondial sur la prévention des traumatismes chez l’enfant ainsi que la décennie d’action pour la sécurité routière :le pourquoi et le but de cette décennie ; le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé- Liban, Docteur Ziad MANSOUR, coordinateur de projets à l’OMS a présenté les statistiques de la sécurité routière au Liban et les perspectives d’action de l’OMS dans le cadre de  la décennie.                                                       

 III. Les thèmes généraux du séminaire

Durant la séance introductive du jeudi, Docteur Jean Pascal Assailly, chercheur à IFSTTAR, a présenté les mécanismes psychologiques, biologiques et sociaux des conduites à risques chez les jeunes. Cette séance a été présidée par le professeur Alain LEVEQUE président de l’École de Santé Publique-Faculté de médecine, Université Libre de Bruxelles-Belgique.

Durant la première table ronde présidée par Docteur David MEDDINGS, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève et le Professeur Khalil KARAM vice recteur au développement, représentant personnel du Président de la République Libanaise pour la Francophonie, Professeur Jean Yves LECOZ , expert Leader « Sécurité Routière » Groupe Renault, a abordé les défis de santé publique que pose la sécurité routière et son impact en chiffres.

Le responsable du Service du Sport à l’Université Saint-Joseph Monsieur Fouad Maroun a défini le risque et les multiples questionnements que pose ce sujet, particulièrement chez les jeunes sportifs dont il a la charge.

Madame Danielle Saint Laurent, Chef d’unité scientifique et épidémiologique à l’Institut national de santé publique du Québec a présenté les résultats d’une étude exploratoire sur les prévalences des traumatismes antérieurs chez des jeunes hommes âgés de 16 à 25 ans ayant été hospitalisés pour une tentative de suicide au Québec. Ces résultats permettent de mettre en lien le fait que les jeunes qui font des  tentatives de suicide ont une  histoire de traumatismes multiples qui témoignent de conduites à risque potentielles et de facteurs de risque communs.

Professeur François Marty, président du Collège International de l’Adolescence a expliqué dans son intervention que la prise de risque à  l’adolescence fait partie de la construction de soi, et que ces pratiques correspondent souvent à un besoin irrépressible d’explorer les limites du corps, de la vie psychique, de la vie, de la mort, de l’espace et du temps, de la loi et de l’interdit et révélant paradoxalement un besoin d’apaisement et de contenance.

Madame Samar ABOU RAAD a remplacé Monsieur Abdel Karim Bensiali, Directeur de la Zone Moyen-Orient et Afrique du Nord-Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et a parlé du rôle des jeunes et volontaires de la Croix Rouge et du Croissant Rouge dans le développement des campagnes de sensibilisation, d’alphabétisation, d’anti tabagisme, de non violence, de lutte contre l’addiction et dans la sensibilisation des jeunes  à la prise de mesures de prévention. 

Durant la séance, « Parole donnée aux jeunes » six jeunes qui exercent des activités sportives à  risque ont présenté leurs témoignages quant au pourquoi de la prise de risque,  puis des journalistes ayant déjà traité  le sujet de la sécurité routière dans des émissions ont présenté des reportages réalisés sur cette thématique.    

  Thème de la sécurité routière - Séance thématique A

      La séance thématique A a été présidée par Docteur Nagi SOUAIBY, spécialiste en médecine d’urgence et en médecine légale Enseignant à l’Université Saint Joseph et Monsieur Emmanuel LAGARDE, directeur de recherche à l’INSERM. Durant cette séance Docteur Sami Richa psychiatre, a focalisé l’attention sur les mécanismes de réduction des reflexes dans la conduite automobile lorsqu’il y a une consommation d’alcool, de drogues et de médicaments, et sur l’aspect de prévention des accidents sur les routes. 

Docteur Patrice Huerre, psychiatre a montré, à travers une étude qu’il a entreprise, le rapport des adolescents aux conduites dangereuses et la différence qui existe  de ce rapport entre les jeunes de Paris et les jeunes des Banlieues et entre les garçons et les filles. Les réponses apportées par l’enquête menée auprès de 278 élèves de 16 à 18 ans pourront aider à la mise en place de mesures de prévention.

Madame Samar Abou Raad, experte en sécurité routière a exposé les facteurs de risque dans la région de MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord).

Monsieur Georges Kettaneh, directeur du Service des Urgences Médicales à la CRL,  représenté par Monsieur Charbel BAYTAMOUNI a présenté l’expérience de la Croix Rouge Libanaise sur le terrain.

Docteur Rania Sakr, médecin de famille a présenté dans son intervention les résultats d’une étude menée auprès des étudiants de l’université Saint Joseph, lors de la visite médicale préventive entreprise par le centre de santé. Les résultats montrent que plus que 50% des étudiants utilisent la ceinture de sécurité et moins que 10% conduisent après avoir consommé de l’alcool. 

Monsieur Gaby Kreiker et Monsieur Jean Pierre Nasrallah de l’ATCL ont abordé le sujet du sport automobile et des mesures de sécurité exigées dans ce domaine via l’ATCL.

Monsieur Georges Rabbat, Madame Liliane Barakat et Madame Claudine Abdel Massih ont présenté les effets des panneaux électroniques sur la conduite routière, en exposant des études menées au Etats Unis et à Beyrouth  et en discutant certaines propositions de solutions inspirées de diverses expériences dans le monde.    

Le thème de la sécurité des  jeunes au niveau des sports et des loisirs et des nouvelles technologies de communication - Séance thématique B.

La séance thématique B a été présidée par Professeur Annie BIRRAUX, psychiatre, psychanalyste, professeur des Universités et Docteur Joseph RACHKIDI, chef de département de pédiatrie-Hôpital NINI-Membre des comités de l’éradication du Polio et des maladies infectieuses au ministère de la santé. Durant cette séance, Monsieur Stephane Bazan, directeur de l’Unité des Nouvelles Technologies Educatives à l’USJ, a abordé le sujet de la sécurité individuelle au niveau du Web. Le passage à l’internaute actif et contributeur des années 2000 a démultiplié à l’infini les sources d’influence et de contenus sur le web. Mais comme n’importe quel outil de communication, le Web ne résulte que d’un ensemble de règles techniques qui ne sont hélas que rarement maîtrisées par les usagers, surtout les jeunes; une éducation, une formation au Web pourrait créer les conditions d’un premier niveau de responsabilisation des utilisateurs.

Monsieur Joseph Zeidan, vice président de l’association L’Ecoute a abordé les risques sanitaires de l’exposition des adolescents à un niveau sonore supérieur ou égal à 105 dB, et la conduite à tenir en cas de symptômes auditifs.

Madame Carla Sarkis,
psychologue clinicienne a exposé le lien entre la question de la prise de risque chez les jeunes à
la question de la quête identitaire, surtout que la société parraine cette prise de risque et va même jusqu'à la valoriser et la médiatiser.

Monsieur Bassam Turk
directeur général de Sport Evasion
a traité de la perception des jeunes de la notion de risque et a montré les raisons pour lesquelles les sports à risque sont tellement attrayants pour les jeunes et quelles sont les mesures de sécurité dans ce domaine.

Professeur Hayat Azouri,
professeur de toxicologie
 a abordé les conséquences dramatiques du dopage sur la santé des jeunes qui augmente le risque des cancers, des dérèglements hormonaux, d’accidents vasculaires cérébraux, et des troubles psychologiques et du comportement.

Monsieur Jihad Haddad,
physiothérapeute a exposé les résultats des tests de dopage effectués au Liban depuis 2002 qui ont montré que 5,3 % des tests positifs étaient liés à l’utilisation de suppléments nutritionnels, 17,3 % (18 / 104) des athlètes libanais admettent prendre des suppléments. La prévalence de l’utilisation des suppléments alimentaires chez les  jeunes athlètes est alarmante malgré les grands efforts investis dans l’information et la prévention.
 

Messieurs Patrick Bejjani, Patrick Tayah et Joelle wakim ont exposé la vision et les objectifs du scoutisme et ont proposé ensuite une définition de la notion du risque dans les activités scoutes ainsi que des exemples de situations réellement vécues, tirées de l’expérience des intervenants qui ont « servi » plus de 10 ans en tant que responsables au sein des associations des Scouts et des Guides du Liban.
  

  Thème de la violence et suicide - Séance thématique C.

La séance thématique C a été présidée par Docteur Hanane MASRI, pédiatre, directeur médical de Dar Al Hawra’, coordinatrice du club communautaire de la Société Libanaise de Pédiatrie et Madame Layla TARAZI SAHHAB, psychologue clinicienne, psychanalyste, maître de conférences à l’Université Saint Joseph. Après  un résumé des recherches portant sur les liens entre la violence et le suicide, Monsieur Brian Mishara, directeur du centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie à l’Université du Québec a présenté des exemples de programmes de prévention et d’intervention auprès des jeunes à risque suicidaire, il a montré  l’efficacité de ces programmes  tout en tenant compte des contextes culturels différents.

Monsieur Pierre Tremblay,
pédopsychiatre  a abordé le problème de la violence dans les relations amoureuses des jeunes à travers « la trousse premières amours »
mise par la direction de santé publique de Montréal, et qui comprend un guide d’intervention et deux documents vidéo. Le premier porte sur l’amour, l’amitié et la sexualité, et le deuxième permet d’explorer la dynamique de la violence et ses différentes formes.

Docteur Antoine Zoghbi, c
hef du Service d’Urgence de l’Hôtel Dieu
a parlé de son expérience personnelle en tant que médecin urgentiste et la prise en charge des jeunes ayant fait une tentative de suicide.

Madame Jamilé Khoury,
maître de conférences à l’Ecole Libanaise de Formation Sociale a présenté les informations recueillies par « l’Observatoire de l’Enfance et de la Jeunesse au Liban-OEIL ». Cet état de lieux a contribué à éclairer la politique actuelle d’éducation et de prévention ainsi que la création d’une stratégie de recherche d’informations plus étayées.    

La 2ème partie de la séance thématique C a été présidée par Docteur Joanna ROUVIER, médecin-directeur du Service interuniversitaire de médecine préventive de Paris et Maître Elisabeth SIOUFI, avocat à la Cour, secrétaire de la Commission Droits Humains de l’Union Internationale des Avocats.
Madame Sylvie Mansour, psychologue a évoqué les spécificités de la situation des jeunes en Palestine qui confrontent les contraintes de l’occupation et les différents facteurs du contexte politique.

Docteur Madeleine Taha Badaro,
pédopsychiatre
a présenté les facteurs de risque et de prévention des violences interpersonnelles et auto-infligées, en se basant sur l’expérience clinique des équipes des centres de santé mentale implantés aux abords des camps palestiniens de Beyrouth, du sud et du Nord du Liban.

Madame Maryse Hayek,
psychologue clinicienne
a parlé des conduites à risque qui s’installent à l’adolescence constituent aujourd’hui un enjeu important de santé publique. La prise de substances, les accidents de la voie publique et les conduites sexuelles non protégées sont responsables, à long terme, d’une morbidité importante.                                   

Madame Samira Touafek, psychologue clinicienne durant la dernière intervention de cette séance, a présenté des cas de violence incestueuse et a établi un lien entre ce comportement et les carences affectives, au rejet parental, aux conflits interpersonnels, au manque de protection,  et  aux difficultés  dans les relations sociales du jeune.  
 

La 3ème partie de la séance thématique C, a été présidée par Docteur Béatrice KHATER, spécialiste en médecine de famille au Centre de Santé-Université Saint Joseph et Clinical instructor à l’AUB et Madame Martine BANTUELLE, directrice Educa Santé- Belgique.                     

Madame Habbouba Aoun, coordinatrice de programmes de développment communautaire à l’Université de Balamand et Madame Nina Lahham, coordinatrice nationale du programme de santé scolaire au ministère de l’Education, durant la troisième séance, ont présenté les résultats d’une étude exploratoire sur les comportements violents et à risques des étudiants de 50 écoles publiques. L’étude était menée par le Ministère de l’Education nationale Libanais et de l’Enseignement supérieur en collaboration avec le département de sante publique de l’université de Balamand et auprès de 19,930 étudiants âgés entre 8 et 18 ans.

Docteur Joanna Rouvier,
médecin directeur du Service interuniversitaire de médecine préventive à Paris
a traité la pathologie suicidaire à travers l’étude des facteurs de risque et l’évaluation des stratégies de prévention auprès de jeunes universitaires.

Monsieur Didier Lauru, psychiatre a expliqué l’enjeu des psychothérapies analytiques pour dégager l’adolescent de l’emprise de la pulsion de mort. Faute de trouver un destinataire, l’adolescent fragile retourne la haine  contre lui-même et en vient souvent à des passages à l’acte sur son propre corps et souvent  à des tentatives de suicide.

Madame Christelle Senterre,
collaboratrice  dans l’Unité de Recherches Epidémiologie Traumatismes et Maladies chroniques-Belgique a abordé le sujet de la délinquance sexuelle à travers l’expérience de l’équipe «  Groupados »  du centre SOS Enfants de l’université de Bruxelles, qui a pris en charge des adolescents abuseurs sexuels.        

 IV. Séance de clôture et engagements pris.

La séance de clôture a été présidée par Professeur Jean Yves LECOZ, expert Leader « Sécurité Routière » Groupe Renault et Docteur Nagi SOUAIBY, spécialiste en médecine d’urgence et en médecine légale, enseignant à l’Université Saint Joseph

Durant cette séance, se sont succédés :

Maître Melhem KHALAF, avocat à la Cour a exposé l’enjeu de la sécurité du point de vue d’un juriste. Durant la dernière table ronde, Monsieur Abdo Kahi, sociologue a identifié les deux enjeux auxquels l’humanité fait face en matière de sécurité. Le premier enjeu est celui du choix de vivre en conformité avec l’ordre établi, et le second enjeu est celui du choix de mettre en questionnement l’ordre établi pour pouvoir le parfaire continuellement.
Et il pose la question : si l’humanité a toujours préféré s’arrêter sur le premier enjeu, ne serait-il pas devenu urgent de nos jours d’orienter notre attention vers le second enjeu ? Si non, ne risquera- t-on pas  de sombrer dans le chaos ?
Monsieur Elie Helou, ingénieur, a, quant à lui, déterminé les trois éléments de la sécurité routière et a parlé du nouveau projet de loi portant sur le code de la route et les normes internationales de conception des routes. 

Quant à la séance avec les décideurs, Monsieur Fadi Yarak directeur général du Ministère de l’Education, Madame Fadia HALLAL représentante du Ministère de la Jeunesse et du Sport,  Général Joseph Doueihy représentant du Ministère de l’Intérieur et Monsieur Joseph ABOU SAMRA représentant du ministère des travaux publiques , ont montré l’état actuel des choses et se sont engagés à développer les moyens de protection des jeunes contre les risques accidentels intentionnels et non intentionnels par :

le lancement de programmes de prévention dans les écoles et les universités ; la mise au point d’un système de contrôle des accidents dans les écoles ; l’amendement de la loi sur la conduite routière ; la sensibilisation du public au respect des lois de la sécurité routière ; l’amélioration de l’état des infrastructures routières et l’élaboration d’une médecine sportive.

En reprenant les principaux axes développés par divers intervenants, Monsieur Ramzi Geadah, psychologue et historien a présenté une synthèse générale des travaux du colloque, assortie de commentaires philosophico-politiques et psychopédagogiques relatifs aux propos concernant le risque et la prévention.  
Clôture du séminaire par Madame Hyam Kahi, directrice du Centre Universitaire de Santé, qui a remercié ceux qui ont participé à la réussite du séminaire, conférenciers, comité scientifique, comité d’organisation, équipe d’organisation, équipe logistique et surtout les personnes qui ont participé au séminaire et a promis de donner suite à toutes les recommandations.

A la fin Madame Nina LAHHAM et Mlle Nathalie CHEMALY ont remis  les prix aux étudiants qui ont participé au concours de la meilleure brochure traitant la sécurité des jeunes et les moyens de protection. 

 V.  Autres activités accompagnant le séminaire 

Concours de la meilleure production pour les jeunes de 15-22 ans :

Dans le cadre du 9ème séminaire du réseau international francophone en promotion de la sécurité et en prévention des traumatismes, un concours de la meilleure production a été lancé  auprès des jeunes entre 15 et 22 ans.

Toutes les écoles et les universités francophones libanaises ont été invitées à participer à ce concours.

(18) établissements ont répondu à l’appel et ont envoyé des travaux d’un haut niveau aussi bien sur le plan artistique et créatif que par rapport au message véhiculé.

Un jury comprenant des professionnels de milieux différents a été constitué: médecins, infirmières, avocats, pharmaciens et un directeur de création d’une agence de publicité. Une grille d’évaluation a été élaborée et remplie par les membres du jury. Suite au décompte les résultats sont les suivants:

Catégorie “Affiche”

1er Prix: Jimmy Fayyad- Association Bayt el Rahmehwal saadeh                           
2eme Prix: Zeinab Hrayke- Officielle Al Nemriyeh                                          
3eme Prix: Rawan Abou-Ghosh- Officielle de Kawkaba  (EB6)
Prix du Jury: Najwa Hamed et Roula El Baat – Officielle Bawarej (EB9)

Catégorie “Animation ”

1er Prix: Ecole Charkieh de Nabatiyeh
2eme Prix:  Ecole Barsa
3eme Prix: Ecole Al Fadila (Youssef Chehadeh- Abdallah Chahal)
Prix Special du jury pour l’effort artistique : Ecole Al Nahda pour les filles EB8”A”

-       Les prix ont été accordés par:

   Liban Loisirs  qui a offert un billet d’avion Beyrouth- Istanbul- Beyrouth
« Dar EL CHIMAL » qui a offert un  lap top                                               
« Sport Experts » qui a offert des bons d’achat                                             
« Central Gym » qui a offert un abonnement pour 4 mois                        
« IN MOTION Dance Studio » qui a offert un abonnement pour 6 mois. 

 Stands éducatifs :

 En parallèle, les participants au séminaire ont pu visiter les stands mis en place par des associations locales et qui sont :

·         « Kun Hadi » qui traite de la sécurité routière et surtout l’influence de l’alcool sur la conduite des jeunes,
« la croix rouge libanaise et internationale
» qui a présenté l’importance des premiers secours,
« le club « ATCL »
qui a expliqué sur place les particularités des voitures de Rallye, et les mesures de sécurité à  prendre dans l’organisation des « Rallye »,
« NOODTS »
qui expliqué l’importance du don d’organes,
« Y PEER »
qui a informé les jeunes sur la sécurité reproductive et les maladies, à travers un jeu éducatif ;
«  la direction « طوارىء شؤون السير »  au ministère de l’Intérieur qui a exposé des affiches et des brochures sur la sécurité routière ;

·         Ainsi que beaucoup d'autres activités.                                                                                           

Pour le comité d’organisation
Hyam KAHI

14/06/2011